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 | 15/09/2008 | Abstractions gestuelles après 1945
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 | 17/08/2008 | César, anthologie par Jean Nouvel
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 | 23/07/2008 | Hilma af Klint, une modernité révélée
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 | 05/01/2008 | Hommage à Guernica + Picasso cubiste, 1906-1925
Ambiance morose au musée Picasso : travaux de réfection imminents, expo éparpillée à la place des collections en cours d'expédition vers Madrid, Abu Dhabi, Brisbane puis Tokyo, "célébration" de la destruction de Guernica avec cet avertissement que je reverrai bientôt, avant "l'Origine du monde" dans l'expo Courbet... Qu'est-ce que LA sensibilité ? Une vertu passive, sans modulation ni concession ? Un niveau de mesure objective, avec ses seuils de brouillage et de tolérance ? Ou le constat qu'à force de vouloir s'adresser à tous les publics, les conservateurs (et les services juridiques) finissent par ne plus parler à personne ?
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 | 14/09/2007 | Rodtchenko photographe, la révolution dans l'œil
En ce qui concerne l'œil, l'évidence s'impose très vite : collages dadaïstes, contre-plongées vertigineuses, détourages et détournements foisonnants, mises en page ultra graphiques... Mais l'artiste fut aussi un avant-gardiste passionné qui offrit son talent à la révolution russe, jusqu'à « se guérir de la photo d’art, de l’esthétisme, de l’abstraction » pour se fondre dans le réalisme socialiste érigé comme credo unique à partir de 1934.
Par aveuglement ? Renoncement ? Peur ? L'expo s'étant révélee peu diserte sur le contexte historique de la gloire et des déboires d'Alexandre Rodtchenko, la question reste posée.
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 | 07/07/2007 | Chute d'étoiles | Anselm Kiefer
Aussitôt finie la performance de Carolyn Carlson et de ses danseurs autour d'un vaste amas de gravats, la masse des spectateurs se dispersa à la découverte du travail d'Anselm Kiefer.
Des plaques de tôle ondulée recouvraient les hangars d'exposition. Toute en reliefs heurtés, la peinture s'y faisait matière. Verre brisé ou béton éclaté jonchaient le sol. Les références foisonnaient... Le soleil cessa de jouer avec la verrière du Grand Palais et la visite continua entre chien et loup. Métal, minéral et végétal finirent par se fondre sous l'éclairage artificiel de la nef alors qu'au-delà, au dehors, j'imaginais le ciel nocturne zébré d'étoiles filantes.
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 | 14/06/2007 | 1869 : Watteau, Chardin... entrent au Louvre - la collection La Caze
De Louis La Caze, il reste la « tartouille », terme qu'il avait inventé pour qualifier un coup de pinceau plutôt empâté, et ses 583 peintures léguées au Louvre, regroupant ce que le musée ne collectionnait guère alors ! L'esprit de cet amateur éclairé souffle sur ce mini inventaire (50 tableaux savamment ordonnés, plus un "jeu de piste" vers 150 autres restés en place dans l'accrochage permanent du Louvre), mais pas son style, mêlant écoles et époques. Une "exposition imaginaire" en ligne a beau tenter de s'en faire l'écho, elle surmonte mal les contraintes techniques. Comme quoi, réelle ou virtuelle, la demi-mesure n'est pas de mise...
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 | 22/12/2006 | Picasso XRAYS | Xavier Lucchesi
Est-ce pour masquer le manque de repères dans le nouvel aménagement de l'Hôtel Salé que cette série de clichés radiographiques de sculptures de Picasso prend tout son relief ? Malgré le manque d'explications sur le pourquoi et le comment, ou la scénographie qui paraît surtout avoir été conçue pour remplir des vides laissés par l'ancien accrochage du musée, l'approche très esthétisante de la démarche intrigue. A défaut de résoudre l'énigme de la création (artistique ? divine ?), la révélation de toutes ces armatures cachées montre que l'exploration du cœur même de la matière n'a pas fini de nous surprendre.
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 | 08/09/2006 | Léviathan Thot | Ernesto Neto (montage)
Exit "les Saintes ellipses" (cf. plus bas), que je n'aurai pas vues transplantées au Panthéon ! A la place, j'ai découvert par hasard la dernière œuvre d'Ernesto Neto en cours d'installation. Après les ailes du transept, on s'apprêtait à hisser dans le chœur un délicat assemblage de manchons de Lycra, lestés de billes de polystyrène et cousus pour modeler une géométrie arachnéenne réellement monumentale, alliant force de gravité et résistance de la matière. Zut, ça bloque ! A terre, la masse translucide perd sa constance et sa concistance. Quelques minutes de pause, avant de tout remettre en place, de tout revérifier... et de recommencer.
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 | 17/07/2006 | Sculptures 1933-1964 | David Smith
Il y a des expos qui interpellent ou qui laissent dubitatif. Des expos qui enchantent ou qui déjantent... voire qui font la part belle à l'imaginaire, surtout quand, au bout du compte, on ne les a pas vues ! Je dois avouer que c'est le cas pour cette rétrospective de David Smith, dont mon unique souvenir restera ce reflet éphémère sur un mur, croisé en allant revoir une compilation éclectique sur 30 ans de bouillonnement artistique à Los Angeles.
Résonnance entre dehors et dedans ? Projection fidèle ou fantasmée ? Qu'importe !
De toute façon, ce même été, j'ai aussi loupé les "Voyage(s) en utopie" de Jean-Luc Godard.
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 | 17/06/2006 | Au 18 rue Antoine Bourdelle | Felice Varini (prolongation partielle)
Vie et mort d'une expo : bien conservée tant qu'elle existe, vouée à disparaître en pleine force de son art pour faire place à la suivante, laissant le souvenir d'une sorte de parenthèse enchantée. Sans crainte de dégénérescence associée à l'âge, sans agonie non plus. Sauf ici, toutefois (toutes proportions gardées, bien sûr), quatre semaines après la date de clôture annoncée ! Conséquence de la chaleur ? De la qualité de l'adhésif double-face utilisé ? Des tronçons de ligne pendent du plafond, hachant la géométrie. Au fond, des modelages préparatoires de l'"Héraclès archer" tronquent le trompe-l'œil. Et un ultime regard s'impose...
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 | 18/05/2006 to 26/05/2006 | Au 18 rue Antoine Bourdelle | Felice Varini
Lignes de fuite... Felice Varini travaille la géométrie au corps, à l'image du potier qui triture la glaise pour lui donner la forme désirée. Signes de pistes, plutôt ? Car ici, trouver le point focal n'est qu'une étape, pas un but en soi. La résolution de l'énigme, avec son déploiement graphique, à plat, y est indissociable de la déambulation dans l'espace en trois dimensions.
Maquette du Mont Saint-Michel dans l'ancien atelier d'Eugène Carrière d'un côté, plâtres de statues monumentales de l'autre : l'oeil et l'esprit sont sans cesse en quête de repères...
Perspective et perception(s), encore et toujours !
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 | 23/04/2006 | Le Festin des dinosaures
Les tyrannosaures sont partout : logo pour Mozilla, œuvre d'art par Sui Jianguo, star de l'édition et du cinéma comme prédateur affamé (un rôle jadis tenu par le loup de la fable) ! Oh, Mère-grand, comme vous avez de grandes dents... Préférant les contes de faits, l'esprit de cette expo combinait science et sens du spectaculaire. Made in Japan, les dinosaures robotisés répétaient les mêmes séquences de mouvements. Pas toujours rassurés, les enfants interrogeaient leurs parents : qui est gentil, qui est méchant ? Et, pour fil rouge pédagogique : le T-rex était-il chasseur ou charognard ? Réponse demandée à la sortie.
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 | 12/03/2006 to 09/04/2006 | Sculptures | Daniel Hourdé
C'est en apercevant au loin une silhouette orange vif, brandie au-dessus de la tête des passants, que j'ai découvert cette exposition-rétrospective à ciel ouvert de Daniel Hourdé, entre St Germain des Prés et St Sulpice : épidermes de bronze zébrés par le ruissellement de la pluie, postures en constant déséquilibre, sensation de puissance anatomique ou de tension intérieure, jeu d'ombres et de rouille... Toutefois, des 10 statues annoncées, je n'en ai compté que 9. La dernière aurait-elle été installée ailleurs, en avant-garde ? Ou, malgré sa masse, aurait-elle été subtilisée par celui-la même qui a piqué le masque de Mickey ?
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 | 12/01/2005 to 13/01/2005 | Design en stock
2000 objets se côtoient sous des dizaines de longs tubes au néon, sous le plafond en gradins du palais de la Porte Dorée. Des allées surélevées segmentent géométriquement l'espace, séparent les thématiques : dates de création, matériaux et techniques, éditeurs... Impossible d'approcher ou de toucher ! Rien n'est à vendre, tout est à regarder dans ce qui s'apparente autant à un bric-à-brac organisé qu'à la caverne d'Ali-Baba pour chineurs curieux des prémices de notre quotidien, entre le beau et l'utile, l'art et l'industrie, l'étrange et le cocasse, le toujours familier et le déjà dépassé... Bizarre autant qu'étrange, décidément.
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 | 12/01/2005 to 13/01/2005 | Mobilier national, 40 ans de création
Deux expos pour le prix d'une ! En bas, une foultitude d'objets en tous genres, pour tout un chacun, ou presque. Tout en haut, des tranches de vie qui se révèlent, destinées aux puissants qui nous gouvernent. Des salons pour recevoir, des sièges et des tables pour se réunir, des bureaux pour administrer, des idées insolites pour expérimenter. Qu'importe qu'il se veuille fonctionnel, innovant, confortable ou déroutant, le designer se met en scène loin des centres actuels de décision, mais à deux étages des salons du maréchal Lyautey et de Paul Reynaud, lors de l'Exposition coloniale de 1931. Bizarre autant qu'étrange, résolument !
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 | 10/01/2005 | Au temps des mammouths
Je crois bien que jamais je n'oublierai King Kong sur son île oubliée du temps, la vie au jour le jour un million d'années avant JC (quand il était plus risqué pour les hommes de cohabiter - les bruns batailleurs face aux blonds pacifiques ! - que d'échapper aux dinosaures) ou encore mes premiers mammouths à l'écran, dans la "Guerre du feu" ! Loin de tant de fantaise, cette expo au sous-sol de la grande Galerie de l'évolution donnait dans le sérieux : écologie préhistorique, excavations sibériennes, reconstitutions archéologiques... Et rien de rien sur Raquel Welch dans son bikini en fourrure ! N'aurait-on plus le loisir de rêver un peu ?
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 | 22/01/2004 to 29/01/2004 | Les Génies de la mer
Figures de proue et ornementations de poupe ! Retour en arrière sur deux siècles d'une histoire révolue, de la glorification dithyrambique de Louis XIV sous forme d'allégorie mythologique jusqu'aux derniers jours de la marine à voile... Fascination pour un art méconnu, souvent bien plus futile qu'utile, qui a échappé aux naufrages et aux combats navals, puis aux ravages du temps et même aux bombardements aériens... Emotion née du ciseau de sculpteurs souvent anonymes... Magie d'une scénographie alliant mise en valeur du détail et monumental, qui ravit le regard autant qu'elle titille l'esprit d'aventure...
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 | 05/01/2004 | Jean Cocteau, sur le fil du siècle
Des mots, un trait, des images... Cocteau créatif, Cocteau narcissique, Cocteau éclectique, Cocteau excessif, Cocteau halluciné, Cocteau mondain, Cocteau obsédé, Cocteau à facettes. Cocteau qui se regarde (un peu, beaucoup, passionnément...), qu'on admire, qu'on observe, qu'on relativise aussi dans les chassés-croisés d'une mise en espace et en chansons qui courtise l'ombre plus que la lumière, se joue des reflets, multiplie les références, impose les transparences. « Les miroirs réfléchissent trop. Ils renversent prétentieusement les images et se croient profonds. » Cocteau, quoi !
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 | 14/11/2003 | La Chine, vue de près
De la Chine et des Chinois au XXème siècle, à ce qu'il paraît... à condition de commencer par faire abstraction du bazar pour touristes installé dans la Salle des fêtes !
S'habiller, se déplacer, se loger, se nourrir... et un panorama de la peinture moderne et contemporaine, en prime. Sauf, accaparé comme je l'ai été par la splendeur des vêtements exposés, ma visite s'est vite avérée bien trop courte pour espérer tout voir. Et comme, au bout du compte, la manifestation fermera ses portes plus tôt que prévu...
Grrrr ! Cela m'apprendra à trop souvent voir des expos au dernier moment !!
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 | 02/11/2003 | Les Saintes ellipses | Gérard Garouste
Sous le plafond de la chapelle de l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, un octogone de toile tendue, sur lequel repose la voûte céleste, se transforme en un cône ellipsoïdal dirigé vers le sol. Dans les miroirs disposés en éventail à sa pointe, la réalité s'inverse, sans anamorphose. Les signes cabalistiques se transforment en lettres, les mots prennent sens, à condition de tourner autour de cet axe en deux dimensions.
Chercher à découvrir, chercher à comprendre, chercher à la fois comme un début et comme une fin en soi... Mais chercher quoi, au fait ?
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 | 22/10/2003 | L'Invention du monde
Quelle objectivité accorder à ce qu'on perçoit alentour, à ce qu'on nous raconte d'un ailleurs, à ce qu'on imagine du reste de la planète ? Récits d'explorateurs, relevés de géographes, sensibilités d'artistes... et réalisme des photos transmises par satellite, désormais : la Terre est bleue comme une orange, à ce qu'il paraît... voire comme un globe bricolé par Yves Klein. Quoi qu'il en soit, un immense planisphère s'étirait devant l'entrée de cette expo destinée aux enfants (uniquement ?). Nombre de gens s'y pressaient, pointant là où ils habitaient, traçant leur itinéraire de vacances... ou traquant une infime part de rêve.
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 | 18/08/2003 | Jacques-Henri Lartigue, l’album d’une vie
Je m'étais laissé dire que Lartigue photographiait l'optimisme et le mouvement. Certes, le plaisir de l'instant présent et le désir de saisir l'instantané sont là, mais pour montrer quoi ? La famille, les mondanités, les amis (le couple Guitry-Printemps, notamment), les femmes qui partagent sa vie et habitent son cadre... Mais, en plus de 80 ans de prises de vue, on ne perçoit presque rien hors de ce microcosme doré et souriant, peu perméable aux conflits et aux bouleversements qui secouent le monde ! Lartigue ou l'ode au dilletantisme, pour éviter de penser par-delà les citations et aphorismes qui ornent le couloir d'accès à l'expo ?
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Des z'idées, des z'images,
des z'envies, des... |
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